Compter le carbone: Mesurer les stocks de carbone dans les concessions forestières au Cameroun

YAOUNDÉ, Cameroun (14 Novembre, 2012)_Les scientifiques au Cameroun espèrent de renforcer les preuves scientifiques qui prouvent que la production durable de bois dans les forêts exploitées par des entreprises privées et des collectivités locales pourrait augmenter les stocks de carbone – en réduisant ainsi les émissions de gaz à effet de serre qui contribuent au réchauffement de la planète.
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Le consultant Clement Sako Ebene du CIFOR démontre comment les stocks de carbone dans les arbres abattus sont mesurés.  Ollivier Girard/CIFOR

YAOUNDÉ, Cameroun (14 Novembre, 2012)_Au fond d’une concession d’exploitation forestière dans le sud du Cameroun, des scientifiques du Centre de recherche forestière internationale (CIFOR) mesurent la teneur en carbone d’un arbre immense, qui a été sélectivement abattu par une entreprise de bois.

Ils espèrent renforcer la preuve scientifique montrant que la production durable de bois dans les forêts exploitées par des entreprises privées et des collectivités locales pourrait augmenter les stocks de carbone – réduisant ainsi les émissions de gaz à effet de serre qui contribuent au réchauffement de la planète.

La recherche a montré que lorsque l’exploitation forestière est effectuée de manière sélective et durable, elle peut réellement aider à protéger les forêts contre la déforestation et la conversion en d’autres types d’utilisation des terres, tel que l’agriculture.

Et les concessions forestières gérées durablement pourraient également aider à stocker le carbone – avec des conséquences énormes pour les programmes visant à réduire les émissions de carbone dues à la déforestation et à la dégradation comme la REDD +, mais cela n’a pas encore été prouvé.

Le projet FORAFAMA vise à le savoir.

Sur trois ans, le projet, en collaboration avec l’Agence Française de Développement (AFD) et le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM), analyse les impacts de la production durable de bois dans les concessions forestières et les compare à d’autres types de gestion des terres; tels que les zones protégées, les forêts communautaires, la production de bétail et les forêts exploitées non gérées.

« Nous évaluons les stocks de carbone dans les arbres qui ont été coupés par l’entreprise, afin que nous puissions avoir une idée des stocks de carbone dans les forêts ayant été exploitées pour le bois », explique Denis Sonwa, chercheur au CIFOR.

« Ensuite, nous faisons une évaluation du stock de carbone dans une zone voisine qui n’a pas été coupée. »

« Et en même temps vous pouvez également recueillir des données sur les dommages causés à la forêt provoqués par un arbre tombant. »

Il dit que ce type de recherche est essentiel si la REDD + doit être correctement mise en œuvre.

« Alors que l’agriculture est l’un des principaux moteurs de la déforestation, l’exploitation forestière contribue à la dégradation de la forêt. Elle n’enlève pas seulement des arbres sélectionnés, mais implique aussi l’ouverture d’une route – tout ceci a un impact sur le stock de carbone dans cette forêt. »

« Nous avons donc besoin de rassembler tout ce genre d’information si nous avons vraiment l’intention de planifier la réduction des émissions dues à la dégradation dans une zone. »

Pour plus d’histoires du Bassin du Congo, cliquez ici.

Le projet FORAFAMA est financé par l’Agence Française de Développement (AFD) et le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM) et fait partie du Programme de Recherche sur les Forêts, les Arbres et l’Agroforesterie CGIAR. Les partenaires du projet sont l’Office National de Forêts International (ONFI), Terre Environnement Aménagement (TEREA) et Forêt Ressources Management (FRM).

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