Les négociateurs de Doha doivent tenir compte des défis d’adaptation de l’Afrique, a dit un scientifique du CIFOR

DOHA, Qatar (29 novembre 2012)_ Tandis que la voix de l'Afrique a pris de l’ampleur au sein des négociations internationales, une plus grande attention est nécessaire envers l'adaptation au changement climatique sur le continent, afin de protéger ceux qui comptent sur l'agriculture pluviale pour leur subsistance, dit Louis Verchot, scientifique au Centre de Recherche Forestière internationale (CIFOR).
Partager
0

Les plus populaires

 

Les produits forestiers non ligneux jouent un rôle essentiel dans le soutien des moyens de subsistance ruraux et urbains en Afrique. Ollivier Girard/CIFOR

DOHA, Qatar (29 novembre 2012)_ Tandis que la voix de l’Afrique a pris de l’ampleur au sein des négociations internationales, une plus grande attention est nécessaire envers l’adaptation au changement climatique sur le continent, afin de protéger ceux qui comptent sur l’agriculture pluviale pour leur subsistance, dit Louis Verchot, scientifique au Centre de Recherche Forestière internationale (CIFOR).

Dans une interview donné à la BBC Afrique, en marge du sommet des Nations Unies sur le changement climatique (COP18) à Doha au Qatar, Louis Verchot, qui dirige la recherche sur les forêts et le changement climatique au CIFOR, a déclaré que plus de ressources sont nécessaires pour soutenir adéquatement l’adaptation en Afrique.

« L’émancipation de l’Afrique dans ces négociations [internationales sur le climat] a vraiment connu une croissance au cours des cinq, six, peut-être dix années. La voix de l’Afrique est entendue plus clairement et l’Afrique a su beaucoup mieux articuler et faire comprendre où sont ses intérêts, ainsi que pousser les négociateurs sur le changement climatique à prêter attention à ses problèmes », dit Verchot.

« La question clé a laquelle on ne prête pas attention ici est l’adaptation au changement climatique … Nous voyons beaucoup plus de ressources mobilisées pour réduire les émissions et beaucoup moins pour l’adaptation », ajoute-t-il.

Avec environ 70 pour cent des agriculteurs africains tirant leurs moyens de subsistance de l’agriculture pluviale, l’enjeu est crucial pour les moyens de subsistance, dit Verchot.

« Si la pluie  augmente, ils doivent être en mesure de faire face à davantage d’inondations. Si la pluie  diminue dans leurs régions, ils doivent être en mesure de faire face à davantage de sécheresses. S’il y a une variabilité accrue, ils doivent être en mesure de la gérer … afin qu’ils puissent obtenir une récolte et avoir des moyens significatifs de subsistance de leurs systèmes de production chaque année. Et ils ont besoin de soutien dans cette tâche. »

Ce ne sont pas seulement les agriculteurs qui ont besoin de soutien à l’adaptation. Les recherches récentes du CIFOR au Cameroun ont mis en évidence les défis auxquels font face les communautés forestières dans l’adaptation au changement climatique, qui pourrait réduire leur accès à la nourriture, aux plantes médicinales et au bois de chauffage. Les recherches ont mis en évidence la nécessité pour les décideurs politiques de tenir compte de ces groupes vulnérables lors de la formation de stratégies d’adaptation.

Le projet Forêts du Bassin du Congo et Adaptation au Changement Climatique (CoFCCA) du CIFOR a également consulté les communautés pour découvrir les impacts que le changement climatique a sur l’agriculture et les moyens de subsistance dans les forêts du bassin du Congo.

Pour écouter l’entretien de BBC World Service Focus sur l’Afrique cliquer ci-dessous : [audio:http://blog.cifor.org/wp-content/uploads/2012/audio/climate_change_Doha_Louis.mp3]

(Visited 35 times, 1 visits today)