Les cinq qui font la différence: les «héros de la forêt»

Les cinq personnes nommées « Héros de la forêt » lors d'une cérémonie de remise des prix au Forum des Nations unies sur les forêts (FNUF) à Istanbul ont des approches très différentes de la lutte pour la préservation des forêts.
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Picture shows a general view of the Amazon - Brazil, 2011. CIAT/Neil Palmer

Le chef d’une tribu au Brésil a remporté l’un des cinq prix “Héros de la forêt” pour son travail sur la préservation des forêts en Amazonie. CIAT/Neil Palmer

ISTANBUL, Turquie (19 Avril 2013) – Les cinq personnes nommées « Héros de la forêt » lors d’une cérémonie de remise des prix au Forum des Nations unies sur les forêts (FNUF)* à Istanbul ont des approches très différentes de la lutte pour la préservation des forêts.

Rose Mukankomeje* a consacré sa vie à la protection et à la restauration des forêts du Rwanda à travers d’un programme nommé Umuganda, en assurant que leur croissance soutienne les moyens de subsistance et les pauvres.

Le scientifique Ariel Lugo de l’US Commonwealth au Puerto Rico supervise un projet visant à prévenir la violence et à promouvoir le développement sain des enfants en encourageant des jeunes à planter des arbres.

Preecha Siri a aidé à recruter une communauté en Thaïlande pour créer un village modèle de gestion de l’écosystème en intégrant des champs humides en terrasses, la rotation des cultures, l’apiculture, le thé et l’agriculture de bambou traditionnels à la conservation des forêts.

L’homme d’affaires turc Hayrettin Karaca a quitté son entreprise fructueuse de textile afin de poursuivre sa passion pour l’environnement, en créant un arboretum en 1980 qui contient désormais plus de 14 000 espèces. Il a également fondé TEMA*, l’une des organisations non gouvernementales (ONG) pour l’environnement la plus importante en Turquie, après avoir été témoin des dangers de la dégradation des forêts au cours de ses voyages, ce qui lui a valu le surnom de «Grand-père Terre».

En tant que chef de la tribu Paiter-Surui au Brésil, Almir Narayamoga Surui lutte depuis 20 ans pour préserver sa tribu et la forêt amazonienne – désormais il est en train de créer un plan sur 50 ans pour superviser les efforts de conservation, des projets de reboisement et des projets économiques durables.

Un jury a sélectionné les gagnants parmi près de 600 inscriptions provenant de 68 pays.

Jan McAlpine, Directeur du Secrétariat du FNUF, a souligné l’énorme étendue et la diversité de ceux nommés et la passion et la connaissance que chacun d’entre eux représente.

«A travers eux, nous voyons qu’il existe des voies créatives afin de réaliser que nous sommes une partie intégrante des forêts et les forêts sont une partie vitale de nous tous », a déclaré Mr McAlpine. « Leurs histoires sont notre source d’inspiration et ils sont nos héros. »

Lors de la cérémonie de remise des prix, M. Karaca a parlé des défis auxquels sont confrontés les écologistes.

S’exprimant par le biais d’un interprète, il a incité les délégués au forum de «assurer la survie de ce dont nous avons besoin de survivre».

M. Karaca a averti les «monstres jumeaux» de l’économie et de la politique, qui, selon lui, menacent les efforts de conservation, en disant aux participants de la conférence que la forêt doit être gérée comme un écosystème et non comme une collection d’arbres.

Portant une coiffe de plumes a couleurs vives, M. Almir – qui a utilisé Google Earth pour enregistrer* et cartographier les récits des anciens de sa tribu en Amazonie – a parlé des responsabilités qu’il a assuré en devenant chef à tout juste 17 ans :

« Je trouvais le type de décisions que je devais prendre très difficile, mais en même temps elles étaient très nécessaires parce que j’aidais à décider de l’avenir de la tribu », a expliqué Mr Almir.

Mr Lugo, qui a publié plus de 470 articles, a loué les bienfaits de la nature en milieu urbain.

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