Une application web interactive pour cartographier les émissions de carbone forestier

Un nouveau portail en ligne pour le suivi, la notification et la vérification (MRV) des émissions de carbone permet aux chercheurs et aux utilisateurs de mieux gérer les inventaires forestiers, disent ses créateurs.
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Le système de cartographie en ligne peut être utilisé pour “développer des facteurs d’émission et des données d’activité afin d’aider les pays à faire leurs propres inventaires avec de meilleures estimations”, selon Daniel Murdiyarso, chercheur chevronné du CIFOR. Photo: CIFOR/graphic

Bogor, Indonésie (juillet 2013) – Un nouveau portail en ligne pour le suivi, la notification et la vérification (MRV) des émissions de carbone permet aux chercheurs et aux utilisateurs de mieux gérer les inventaires forestiers, disent ses créateurs.

La Base de Données pour le Carbone Forestier* peut être utilisée pour partager des mesures sur des réservoirs de carbone. Ces réservoirs ont la capacité de stocker et de libérer du carbone, qui est la base chimique de toute vie connue et des gaz contribuant au réchauffement climatique.

Elle a initialement été conçue dans le cadre du Programme d’Adaptation et d’Atténuation Durables des Zones Humides* (SWAMP), qui est un effort de collaboration entre le Centre de Recherche Forestière Internationale (CIFOR) et le Service des Forêts des États-Unis (USFS). L’outil interactif a été mis à jour pour inclure la capacité d’aide au développement des activités nationales et sous-nationales.

«Nous avons en modifié la conception en ajoutant une carte qui montre quelques-uns des sites spécifiques surveillés», explique Sigit Sasmito, chercheur au CIFOR. «Nous espérons que des personnes vont s’inscrire et contribuer avec leurs propres informations sur le carbone et les données pertinentes qu’elles recueillent.»

L’application relancée vise à fournir des lignes directrices améliorées pour les inventaires de gaz à effet de serre (GES) – y compris des valeurs de facteurs d’émission par défaut sur les zones humides. Cela avant octobre 2013 et la sortie du supplément* du guide 2006 du Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (GIEC) pour les inventaires nationaux d’émissions de GES des zones humides, selon Daniel Murdiyarso, un chercheur chevronné du CIFOR.

«Les utilisateurs peuvent gérer des placettes d’échantillonnage et étudier les stocks de carbone forestier, y compris la biomasse aérienne et souterraine des arbres, les débris ligneux morts, le sol et le sous-bois. L’enregistrement de leurs activités permettra d’améliorer la visibilité», explique M. Murdiyarso.

«Le système peut être utilisé pour développer des facteurs d’émission et des données d’activité afin d’aider les pays à faire leurs propres inventaires avec de meilleures estimations.»

Les zones humides tropicales, en particulier les tourbières et les mangroves, jouent un rôle important dans le cycle global du carbone. Des méthodes standard sont nécessaires pour un MRV efficace, afin de quantifier les stocks de carbone, la séquestration et les émissions de GES, dit-il.

Bien que les tourbières ne couvrent qu’environ un quart de la surface émergée de la Terre, elles contiennent environ 3% des stocks mondiaux de carbone du sol et au moins 20% du carbone de tourbe mondial, selon une étude* de M. Murdiyarso et de Boone Kauffman.

Les mangroves contribuent non seulement à protéger les zones côtières contre les tempêtes tropicales et fournissent des habitats pour les poissons et la faune sauvage, mais elles sont aussi des bassins de carbone importants à l’échelle mondiale.

«Je vois ce portail du carbone forestier comme un lieu partagé par tous où déposer des données pour une analyse plus approfondie en conformité avec la politique de gestion des données», a déclaré M. Murdiyarso, ajoutant que les métadonnées fournissent des informations sur l’occupation du sol, le type de forêt, le sol et le climat.

Interview (en anglais) de Daniel Murdiyarso: 

Pour plus d’information sur les questions discutées dans cet article, veuillez contacter Daniel Murdiyarso sur d.murdiyarso@cgiar.org.

Ce travail s’inscrit dans le cadre du Programme de recherche du CGIAR sur les forêts, les arbres et l’agroforesterie avec le soutien de USAID et U.S. Forest Service.

*Liens non traduits en français. 

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