Analyse

Tailler une place pour les droits de la femme dans le commerce de meubles en Indonésie

Les femmes travaillent le bois depuis des siècles à Jepara, la capitale indonésienne prospère du bois de teck sculpté et de l'industrie des meubles en acajou.
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JEPARA, Indonésie – Les femmes travaillent le bois depuis des siècles à Jepara, la prospère capitale indonésienne du bois de teck sculpté et de l’industrie des meubles en acajou. Malheureusement, les arbres – et les femmes qui en vivent – n’en tirent pas beaucoup d’avantages.

Après des décennies de sur-exploitation, les stocks de teck et d’acajou indonésiens sont en baisse. Si l’Indonésie n’y fait pas attention, il pourrait bientôt ne plus y avoir de bois à sculpter.

Les femmes qui travaillent aujourd’hui à Jepara ne voient pas vraiment la couleur des profits.

Le port de Jepara, situé sur la côte nord de Java, exporte des meubles depuis des centaines d’années. Même du temps colonial, ses produits étaient célèbres à travers le monde. Au XIXème siècle, Raden Adjeng Kartini, une icône du féminisme indonésien, vivait ici et promouvait les produits de Jepara aux Européens avec lesquels elle correspondait. Le travail était considéré comme «divin». On en attendait un niveau élevé de savoir-faire.

La zone était autrefois dirigée par des femmes puissantes, comme la Reine Shima et la Reine Kalinyamat. Même à l’époque, les tables, les chaises et les placards savamment sculptés quittaient probablement le port de Jepara dans des navires de commerce.

Les femmes qui travaillent aujourd’hui à Jepara ne voient pas vraiment la couleur des profits. Elles représentent toujours environ la moitié de la main d’oeuvre, mais sont généralement payées seulement 1,5 dollars par jour – soit deux fois moins que leurs homologues masculins. Alors que les postes les plus complexes et les plus lucratifs, comme la sculpture, étaient autrefois occupés par des femmes, aujourd’hui ils sont largement occupés par des hommes.

Depuis cinq ans, nous, au Centre de Recherche Forestière Internationale (CIFOR), menons une recherche-action qui étudie et change les comportements de manière participative – pour améliorer le sort à la fois des arbres et des travailleurs qui en dépendent, en particulier les femmes.

Note de l’éditeur: ce blog est un extrait d’un article disponible dans son intégralité sur le site de l’International Union of Forest Research Organizations (IUFRO). Pour lire le reste de l’article – et voter pour cet article en lice pour une compétition de blog dans le cadre du Congrès mondial IUFRO qui se tient du 5 au 11 octobre 2014 cliquez ici.

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