Chronique du DG

Un Forum relie sciences, politiques et domaines à un moment clé pour le climat et le développement

La COP20 de la CCNUCC à Lima est imminente, et les espoirs s'accumulent de nouveau: les pays du pays du monde sont-ils suffisamment prêts pour traiter les causes et les effets du changement climatique?
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The Napique lagoon belongs to the wetlands of Sechura, located in the Northwest of Peru in the Sechura desert ecoregion. This whole system of wetlands is influenced by the effects of the event on the child reaching extended over 120 times its size (200 km in length) and 25-km-wide being temporarily, in the second largest lake in South America (after Titicaca). This site is important for wildlife and to nearby communities that develop small-scale fishing. The Napique lagoon by its location in the center of the desert and surrounded by algarrobales, becomes a refuge for wildlife and an important point for migratory species, besides are sources of resources and culture of local communities. Due to its location in the Piura coastal marine area and conditions biogeographic in an ecosystem that is vulnerable to climate change. Thus, I present two photography on coastal wetlands in the Northwest of Peru." Frank Suárez Location:Laguna Ñapique-Sechura, Piura, Peru

Lac de Ñapique-Sechura Lake, Piura, Pérou. Photo: avec l’aimable autorisation de Frank Suárez

La COP20 de la CCNUCC à Lima est imminente, et les espoirs s’accumulent de nouveau: les pays du monde sont-ils suffisamment préparés pour traiter les causes et les effets du changement climatique? Lima est le dernier arrêt principal sur la route vers un nouvel accord sur le climat à Paris l’an prochain, après le Sommet Climat de l’ONU de haut niveau qui s’est tenu à New York en septembre.

Il y a de nouvelles raisons d’être optimiste. Nous avons récemment noté un geste d’ouverture des Etats-Unis et la Chine, alors que la Norvège reste le champion du jeu forestier. L’UE s’est engagée à d’importantes réductions de ses émissions. Le Fonds vert pour le climat grossit, tout comme, apparemment, l’élan politique.

En même temps, il y a quelques nuages dans le ciel. Protéger les droits des peuples locaux et indigènes sur les forêts peut s’avérer terriblement dangereux. L’une de préoccupations majeures est que la demande alimentaire croissante affecte le climat. Réconcilier les ambitions mondiales pour le climat avec celles pour le développement pourrait aussi être mieux coordonné. C’est dans ce contexte que le second Forum mondial pour les paysages (Global Landscape Forum, GLF) se tiendra à Lima les 6 et 7 décembre. Présenté de concert avec le Gouvernement du Pérou et coordonné avec ses partenaires, le PNUE et la FAO, le Forum sera un rassemblement basé sur la science qui rivalisera avec toute conférence similaire organisée ces dernières années. Avec les 91 (!) institutions qui dirigeront les sessions et les lancements de recherches au GLF, nous partagerons la vision que des paysages en bonne santé sont une partie cruciale des solutions pour le climat et le développement, et nous partagerons la mission d’échanger des connaissances et des expériences au-delà des régions, des disciplines, des échelles et des secteurs.

Ce que j’espère du [Forum] de cette année – et qui est en réalité le fil rouge de l’ensemble du programme – c’est que nous nous interrogions sur le «comment?»

Le GLF façonnera des processus politiques de haut niveau, en particulier la CCNUCC et le programme pour le développement post-2015 menés par l’Assemblée générale des Nations Unies. Mais j’espère que le Forum inspirera aussi des actions pratiques au niveau des exploitations agricoles, des communautés, des provinces et des pays. Cette année, nous proposons une série de sessions très convaincantes, et le comité scientifique a eu l’agréable mission de fixer des priorités entre des suggestions très riches.

Il en résulte un programme riche, intitulé «Des paysages durables pour un nouvel agenda pour le climat et le développement – une vision au-delà de 2015», organisé autour des quatre thèmes suivants – ce qui oblige malheureusement à choisir entre les différentes sessions parallèles auxquelles ont peut assister:

  1. Mise en place d’approches paysagères intégrées

  2. Forêts, agriculture, montagnes et utilisation des terres dans un nouveau régime climatique

  3. Les paysages et l’économie verte

  4. Les paysages et l’agenda de développement post-2015

De plus, nous accueillerons un grand nombre d’intervenants de haut niveau. Il y aura des sessions dédiées à la société civile, aux jeunes, aux approches juridictionnelles, à la REDD+, à l’agriculture intelligente face au climat et bien d’autres. Des pavillons thématiques et un «Laboratoire des paysages» nous plongeront plus profondément au cœur de ces problématiques et offriront l’occasion d’élargir les réseaux et d’échanger des informations.

Forum mondial sur les paysages: 6 et 7 décembre

  • Vous ne pouvez pas venir à Lima? Suivez une sélection de sessions du Forum en direct en ligne. Rendez-vous sur Landscapes.org/live.

  • Impossible de suivre le direct? Toutes les informations du Forum sont sur blog.cifor.org/lima.

Ce que j’espère du GLF de cette année – et qui est en réalité le fil conducteur de l’ensemble du programme – c’est que nous nous interrogions sur le «comment?». Ces dernières années, l’intérêt pour les solutions paysagères intégrées a grandi rapidement. Mais il nous faut plus que de l’intérêt et de la bonne volonté. Nous avons aussi besoin de voir et de comprendre comment ces solutions paysagères sont réalisées dans des conditions sociales, environnementales et économiques radicalement différentes.

Il est temps que la recherche appliquée s’avance. Le CIFOR a le point de vue de la recherche forestière. Avec nos centres cousins du CGIAR, nous apportons un programme de recherche élargi à la sécurité alimentaire et la gestion des ressources naturelles, alors que d’autres partenaires du GLF apportent les résultats de leurs programmes de recherche sur le développement durable. Cela ancre fermement la conférence dans la recherche et fournit la possibilité d’apporter des données probantes pour accompagner d’autres experts et décideurs (dont les négociateurs climat, les représentants de gouvernements, la société civile et le secteur des entreprises et de la finance). C’est aussi une voie à double sens: la recherche peut fournir des résultats et des leçons aux négociateurs et aux décideurs, mais elle peut aussi en ressortir mieux informée sur les problématiques du monde réel et sur le manque de connaissances, pour mieux fixer ses priorités.

Finalement, nous faisons œuvre de pionnier. Le GLF représente une occasion unique, voire historique, de fusionner les disciplines, les secteurs et les ambitions pour un future durable et de s’engager pour faire baisser les barrières et construire des ponts pour travailler ensemble.

A bientôt à Lima !

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