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	<title>CIFOR Forests News Blog &#187; deforestation</title>
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	<description>Thinking Beyond The Canopy</description>
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		<title>Garderl&#8217;identité de la foresterie parmi les défis mondiaux</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Mar 2013 04:02:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Peter Holmgren</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un nouveau débat semble avoir émergé dans les milieux forestiers internationaux suite à notre récente initiative d&#8217;organiser un forum mondial sur les paysages à la Conférence des Parties de la CCNUCC à Varsovie en 2013. La plupart des réactions à la jumelage de nos journées précédentes de la forêt et de l&#8217;agriculture ont été surtout... <a   href="http://blog.cifor.org/14390/garderlidentite-de-la-foresterie-parmi-les-defis-mondiaux/">Read more</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_14283" class="wp-caption aligncenter" style="width: 485px"><a href="http://blog.cifor.org/14282/maintaining-forestrys-identity-among-global-challenges/landscapes/" rel="attachment wp-att-14283"><img class=" wp-image-14283   " alt="La foresterie doit rester pertinente dans un contexte plus large." src="http://blog.cifor.org/wp-content/uploads/2013/03/landscapes.jpg" width="475" height="356" /></a><p class="wp-caption-text">La foresterie doit rester pertinente dans un contexte plus large.</p></div>
<p>Un nouveau débat semble avoir émergé dans les milieux forestiers internationaux suite à notre récente initiative d&#8217;organiser un forum mondial sur les paysages à la Conférence des Parties de la CCNUCC à Varsovie en 2013.</p>
<p>La plupart des réactions à la <a href="http://blog.cifor.org/11958/forest-day-time-to-move-on">jumelage de nos journées précédentes de la forêt et de l&#8217;agriculture</a> ont été surtout positives et encourageantes. La création d&#8217;une alliance entre la foresterie et l&#8217;agriculture est une initiative audacieuse, qui est néanmoins largement appréciée. Ces partisans reconnaissent, tout comme nous, que la poursuite des approches sectorielles isolées de chaque côté d&#8217;une ligne arbitraire dans le paysage est généralement inefficace ; les solutions pour un avenir durable de la croissance verte doivent être coopératives et non divisées. Nos partenaires au sein du GCRAI et ceux au-delà partagent ce point de vue et soutiennent une approche paysagère.</p>
<p>Mais nous avons aussi entendu des arguments contre une telle approche. En prenant en compte l&#8217;occasion de collaborer avec nos collègues de l&#8217;agriculture, certains craignent que nous mettions l&#8217;identité de la foresterie en danger. Ils croient que la foresterie sera submergée par d&#8217;autres grands secteurs et intérêts telles que l&#8217;agriculture et la sécurité alimentaire.</p>
<p>Il semble aussi que le débat international sur la foresterie est plus étroit que jamais. J&#8217;ai récemment eu l&#8217;honneur de présenter un discours au <a href="http://cemea.economistconferences.com/event/world-forests-summit">Sommet mondial des forêts</a>, une excellente conférence organisée par l´<i>Economist</i> à Stockholm les 5 et 6 mars. Mais jusqu´à la moitié de la conférence, un certain nombre de conférenciers avaient seulement parlé de la déforestation, de la gestion du carbone forestier et du commerce du carbone, et je me suis demandé &#8211; « est-ce que c´est cela qu´est devenue la foresterie ? » Bien que sans le vouloir, leurs contributions ne reflétaient pas les mots bien réfléchis de son Altesse Royale le prince de Galles, qui a approuvé, dans sa séance d&#8217;ouverture, une approche plus large du paysage pour relever les défis mondiaux auxquels est liée la foresterie.</p>
<p>Donc je demande : quand est-ce que la foresterie a t´elle commencé à descendre sur cette voie de la protection ? Pourquoi sont seulement quelques unes des questions liées à la foresterie présentes dans le débat international ? Pourquoi les liens entre la foresterie et les nombreux défis de développement de base &#8211; la pauvreté, la sécurité alimentaire, la santé et la croissance verte – sont-ils si absents dans le débat ? Je ne prétends pas avoir les réponses. Ce sont, cependant, des questions qui devraient être posées de nouveau quand nous fixons des priorités pour la recherche et le développement forestiers.</p>
<p>Tenons compte des résultats de la <a href="http://sustainabledevelopment.un.org/index.php?menu=1130">CNUED de 1992</a>. En plus d&#8217;établir le processus principal de l&#8217;ONU pour le développement durable, le sommet a été le berceau des trois Conventions de Rio sur le Changement Climatique, la Biodiversité et la Désertification. Nous sommes tous conscients du haut niveau de ces conventions au cours des 20 dernières années, et leur impact sur l´agenda de la durabilité à la fois au niveau national et au niveau mondial dans d&#8217;autres processus intergouvernementaux tel que le G20. La communauté de foresterie a également eu de grands espoirs pour une convention allant envers la CNUED 1992, mais a seulement été récompensé avec les <a href="http://www.un.org/documents/ga/conf151/aconf15126-3annex3.htm">Principes forestiers</a> non contraignants. Contrairement à ses cousins changement climatique, biodiversité et désertification, la foresterie n&#8217;était pas en tant que telle considérée comme un enjeu intergouvernemental, mais plutôt comme une question de souveraineté nationale ou de priorités locales. En conséquent, pas de convention.</p>
<p>Depuis lors, la foresterie internationale a lutté avec son statut de non-convention, reconnue pour apparemment toujours en tant qu´un enjeu secondaire dans d&#8217;autres processus tel que décrit dans cette édition Unasylva sur les <a href="http://www.fao.org/docrep/003/y1237e/y1237e00.htm">Conventions mondiales relatives aux forêts</a>. Au lieu de cela, le Forum des Nations Unies sur les forêts, le <a href="http://www.un.org/esa/forests/">FNUF</a>, est devenu quelque chose comme un remplaçant pour une convention sur les forêts. D&#8217;autres initiatives internationales relatives aux forêts tels que <a href="http://www.fao.org/forestry/ci/en/">les critères et indicateurs de gestion durable des forêts</a>, les plans d&#8217;action de foresterie tropicale, le <a href="http://www.cpfweb.org">Partenariat de collaboration sur les forêts</a>, les commissions régionales des forêts de la FAO et le <a href="http://www.fao.org/forestry/cofo/en/">Comité des forêts</a>, et une décision en 2011 d&#8217;établir une <a href="http://www.foresteurope.org/docs/MC/MC_oslo_decision.pdf">Convention européenne sur les forêts</a> ont tous opéré à la suite de la CNUED de 1992, mais sans trop parvenir à la même attention politique que les Conventions de Rio et souvent avec une perspective centrée sur les forêts.</p>
<p>Puis vint la REDD. Presque comme un traitement de choc, la <a href="http://unfccc.int/resource/docs/2007/cop13/eng/06a01.pdf">COP13 à Bali</a> en 2007 a convenu de prendre des mesures pour réduire les émissions dues à la déforestation (principalement), et des donateurs ont mis de l&#8217;argent sur la table pour lancer le processus. Jamais auparavant des milliards de dollars provenant de donateurs ont été mis à disposition à des fins forestières internationales. Jamais auparavant autant de chefs d&#8217;État ont parlé avec tant de chaleur des forêts.</p>
<p>Les institutions forestières traditionnelles ont eu des réactions mitigées &#8211; après tout, ceci venait d&#8217;une Convention de Rio et non d´un quelconque processus forestiers &#8211; mais ils ont finalement pris conscience de la nouvelle réalité financière et politique. Une réalité qui a dominé la foresterie internationale durant les cinq dernières années et qui a alimenté les investissements dans la recherche forestière et le développement des capacités à travers le monde. Il n´est pas étonnant que tant de conférenciers parlent maintenant du marché du carbone forestier plutôt que des investissements dans des scieries.</p>
<p>Il y a toutes les raisons d&#8217;être reconnaissant pour l&#8217;attention portée sur les forêts et le changement climatique, et pour les possibilités financières et politiques soulevées.</p>
<p>Mais il peut aussi être temps de reconnecter les forêts et la foresterie à l&#8217;agenda plus large du développement. Avec l´agenda des forêts et du changement climatique à l&#8217;esprit, il peut sembler maigre de plaider en faveur d&#8217;une approche paysagère, sans promesses de financements adaptés, avec seulement la perspective de partager la plate-forme avec l&#8217;agriculture &#8211; un secteur qui est dit, dans certains milieux forestiers, ignorer en grande partie les enjeux de la foresterie.</p>
<p>Cependant, avec cette focalisation, en quelque sorte tournée vers l&#8217;intérieur, du secteur forestier internationale au cours des dernières décennies, nous semblons avoir perdu de vue les aspirations d´une vue d´ensemble : la réduction de la pauvreté, la sécurité alimentaire, la santé, la croissance verte et la lutte contre le changement climatique, et comment la foresterie peut contribuer à tous ces aspects.</p>
<p>En regardant en arrière, il est utile de se rappeler que <a href="http://www.fao.org/docrep/r4165e/r4165e03.htm"> l&#8217;Année Internationale de la Forêt 1985</a> a eu comme thème la sécurité alimentaire. Le <a href="http://www.fao.org/docrep/d4956e/d4956e00.htm">Congrès forestier mondial de 1972</a> été axé sur les forêts et le développement socioéconomique. Dans la <a href="http://www.fao.org/docrep/x5339e/x5339e03.htm">première Unasylva en 1947</a>, les références bibliques indiquent qu´avec la disparition des forêts de cèdres du Liban, la « &#8230; fontaine des jardins, un puits d&#8217;eaux vives et de ruisseaux » a également disparu.</p>
<p>Plus récemment, l&#8217;une des recommandations du <a href="http://www.cifor.org/fileadmin/templatesnew/res/documents/events/2008/Summary-Forest-Day-2.pdf">Forest Day 2</a> en Poznan en 2008 était que nous devrions « tenir compte des conditions locales et intégrer les approches paysagères et écosystémiques afin de faciliter des avantages sociétaux et environnementaux plus importants ».</p>
<p>Du point de vue du CIFOR, je vous assure que nous continuons à construire la base de l&#8217;identité et de connaissances de la foresterie comme nous l&#8217;avons fait au cours des 20 dernières années. Chaque jour, nos scientifiques et nos partenaires recherchent et recommandent des politiques qui aident à assurer le développement durable des forêts de la planète, à préserver la biodiversité qu&#8217;elles contiennent, le carbone qu&#8217;elles stockent, et à protéger les moyens de subsistance et les cultures des personnes qui en dépendent. Comme nous débutons les 20 années à venir, nous ferons de sorte à ce que le secteur forestier reste pertinent pour le tableau d&#8217;ensemble et pour un public plus large.</p>
<p>Ainsi, l&#8217;introduction d&#8217;une approche paysagère à la foresterie n&#8217;est ni nouvelle, ni une menace pour l&#8217;identité de la foresterie. Au contraire, elle contribue à bâtir et à maintenir l&#8217;identité de la foresterie en plaçant la foresterie là où elle appartient vraiment : dans le paysage, ensemble avec l&#8217;agriculture &#8211; partenaires dans la création d&#8217;un avenir durable.</p>
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		<title>Les zones de concession d&#8217;exploitation forestière bien gérées pourraient stimuler les stocks de carbone REDD + dans le bassin du Congo</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Mar 2013 02:40:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Catriona Moss</dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_7983" class="wp-caption aligncenter" style="width: 453px"><a href="http://blog.cifor.org/7982/well-managed-logging-concession-areas-could-boost-redd-carbon-stocks-in-congo-basin/timber-congo/" rel="attachment wp-att-7983"><img class=" wp-image-7983   " alt="Photo reproduite avec la permission de Jane Boles/flickr." src="http://blog.cifor.org/wp-content/uploads/2012/03/timber-congo.jpg" width="443" height="295" /></a><p class="wp-caption-text">Photo reproduite avec la permission de Jane Boles/flickr.</p></div>
<p>DOUALA, Cameroun (15 mars 2012) _ Un nouveau projet du CIFOR dans le bassin du Congo porte l&#8217;espoir de renforcer les preuves scientifiques qui prouvent que la production durable de bois dans des forêts exploitées par des entreprises privées et des collectivités locales pourrait augmenter les stocks de carbone nécessaires afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre qui contribuent au réchauffement de la planète.</p>
<p>« Il est bien connu que la production de bois durable dans les zones de concession forestière a contribué à limiter la déforestation, surtout en Afrique centrale. Cependant, il n’est bien compris si elle peut augmenter les stocks de carbone globaux et contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre  », a déclaré Richard Eba&#8217;a Atyi, coordonnateur régional du bureau du CIFOR en Afrique centrale et responsable du <a href="http://www.cbfp.org/events_en/events/FORAFAMA_-_Douala-CIFOR-E.html">projet FORAFAMA.</a></p>
<p>« En surveillant les stocks de carbone dans différentes zones, nous espérons que cette recherche va révéler les pratiques les plus efficaces de gestion durable qui pourraient être utilisées pour améliorer les projets existants visant à réduire les émissions dues à la déforestation et à la dégradation, tels que la REDD », a t-il ajouté.</p>
<p>La forêt du bassin du Congo, le deuxième plus grand tractus de forêt tropicale dans le monde, est sous une menace croissante par la déforestation causée par l&#8217;essor du commerce des produits forestiers ligneux et non ligneux. Plus de 40% de ses 200 millions d&#8217;hectares sont affectés à la production commerciale de bois, mais seulement <a href="http://www.fao.org/docrep/014/i2247e/i2247e00.pdf">4.5 millions d´hectares sont régulés</a> par des programmes internationaux de certification forestière.</p>
<p>Sans règles strictes pour protéger les <a href="http://www.cifor.org/publications/pdf_files/EnviBrief/02-EnviBrief.pdf">25-30 millions de tonnes de carbone</a> enfermées dans ces forêts, les pays qui ont signé la REDD + &#8211; un mécanisme qui accorde une valeur monétaire sur le carbone stocké dans les arbres &#8211; risquent de perdre leur part sur les USD 1,25 billion de dollars attendus des paiements compensatoires.</p>
<p>Le projet FORAFAMA qui se déroule sur trois ans, est effectué en collaboration avec l&#8217;Agence Française de Développement (AFD) et le Fonds Français pour l&#8217;Environnement Mondial (FFEM). Il analysera les impacts de la production durable de bois dans les concessions forestières et les comparera à d&#8217;autres types de gestion des terres telles que les zones protégées, les forêts communautaires, la production de bétail et les forêts exploitées de manière libre .</p>
<p>En examinant quels secteurs sont les plus efficaces dans la conservation des stocks de carbone, l&#8217;étude espère gagner une compréhension plus large des pratiques les plus efficaces de production de bois, et si les normes établies par les systèmes de certification des forêts pourraient être compatible avec les normes et les garanties de la REDD +.</p>
<p>« La recherche pourrait non seulement contribuer à améliorer la conception et la gestion des programmes pilotes de la REDD +, elle pourrait aider à diminuer  les conflits entre tous les acteurs impliqués dans la production durable de bois, &#8211; allant des grands investisseurs aux petits producteurs-, en veillant à ce que tout le monde ait une voix dans la REDD et  profite de la compensation pour l&#8217;augmentation des stocks de carbone », a déclaré  Atyi.</p>
<p>Toutefois l&#8217;étude ne va pas sans ses difficultés. En dépit d&#8217;un <a href="http://www.un-redd.org/NewsCentre/Congo_Bassin_Declaration_Press_Release_en/tabid/79169/Default.aspx">engagement récent</a> par l&#8217;ensemble des dix pays d&#8217;Afrique centrale à pousser de l&#8217;avant la REDD + lors du récent sommet COP17 à Durban, seuls deux pays, le Cameroun et la République démocratique du Congo ont mis au point des projets pilotes REDD +.</p>
<p>Lors d&#8217;une conférence récente au Cameroun pour mettre en évidence le projet FORAFAMA, de nombreux participants ont exprimé des inquiétudes qu’il pourrait être trop tôt pour intégrer des pratiques de gestion durable de bois de la forêt dans la REDD +, d&#8217;autant plus que « les normes internationales n&#8217;ont pas été fixées et que la REDD + est encore un projet national et volontaire », a déclaré Alain Karsenty de l´organisme français de recherche le CIRAD.</p>
<p>Tirer des leçons d&#8217;autres pays confrontés à des défis similaires pourrait fournir des indications sur la meilleure façon de combiner les pratiques de gestion forestière et de conservation de la biodiversité. FORMAFAMA travaille actuellement avec des partenaires dans l&#8217;Amazonie afin d´apprendre les technologies de production de bois et des pratiques qui pourraient être utilisées dans le bassin du Congo. Malgré les différents facteurs de la déforestation et les différents milieux socio-économiques des deux régions, « les écosystèmes sont encore comparables », a dit Atyi.</p>
<p>Denis Sonwa, un chercheur du CIFOR, qui a présenté une évaluation des connaissances actuelles sur les liens entre les stocks de carbone et les concessions forestières gérées de manière durable, a reconnu que le projet était encore au stade embryonnaire et que la REDD n&#8217;a pas encore été officialisée, tout en soulignant que « nous devons toujours aller de l&#8217;avant et recueillir de l&#8217;information. »</p>
<p>« Nous avons jusqu&#8217;en 2013 pour obtenir les résultats », a déclaré  Atyi. « Nous avons besoin de plus de données du terrain et une meilleure recherche scientifique pour réellement influencer les négociations REDD +, mais la porte s&#8217;ouvre pour les sociétés forestières engagées dans la gestion durable des forêts à travailler avec les parties prenantes de la REDD +. »</p>
<p><i>Avec des informations supplémentaires de Susan Linnee.</i></p>
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		<title>La culture du khat en Éthiopie alimente l´économie et réduit la déforestation</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Mar 2013 02:31:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rachel Rivera</dc:creator>
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		<description><![CDATA[BOGOR, Indonésie (21 mars 2012) _ Le khat &#8211; une plante à feuilles utilisée en tant que stimulant naturel dans la Corne de l&#8217;Afrique &#8211; est devenu l&#8217;épine dorsale de l&#8217;économie de la région, constituant la principale source de revenus pour les agriculteurs, ainsi que des emplois pour des milliers de personnes travaillant au différent... <a   href="http://blog.cifor.org/14374/la-culture-du-khat-en-ethiopie-alimente-l%c2%b4economie-et-reduit-la-deforestation/">Read more</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_8060" class="wp-caption aligncenter" style="width: 522px"><a href="http://blog.cifor.org/8059/khat-cultivation-in-ethiopia-fuels-economy-reduces-deforestation/khat/" rel="attachment wp-att-8060"><img class=" wp-image-8060 " alt="Photo reproduite avec la permission d´Alfred Weidinger/flickr." src="http://blog.cifor.org/wp-content/uploads/2012/03/khat.jpg" width="512" height="340" /></a><p class="wp-caption-text">Photo reproduite avec la permission d´Alfred Weidinger/flickr.</p></div>
<p>BOGOR, Indonésie (21 mars 2012) _ Le khat &#8211; une plante à feuilles utilisée en tant que stimulant naturel dans la Corne de l&#8217;Afrique &#8211; est devenu l&#8217;épine dorsale de l&#8217;économie de la région, constituant la principale source de revenus pour les agriculteurs, ainsi que des emplois pour des milliers de personnes travaillant au différent niveau  de la chaîne de valeur.</p>
<p>« Comme les ménages gagnent plus de revenus par la culture du khat, ils ont réduit leur dépendance de la vente du bois combustible &#8211; un des principaux moteurs de la déforestation en Afrique », a déclaré Habtemariam Kassa, chercheur au CIFOR et co-auteur de <a href="http://www.cifor.org/nc/online-library/browse/view-publication/publication/3558.html">Khat and livelihood dynamics in the Harer highlands of Ethiopia: Significance and challenges</a> (Khat et les dynamiques des moyens de subsistance dans les hauts plateaux Harer de l&#8217;Éthiopie : Importance et défis).</p>
<p>Dans une région touchée par des sécheresses fréquentes et une fertilité des sols en diminution, l&#8217;augmentation de la population agricole dans les hauts plateaux Harer en Éthiopie a posé, au cours des 40 dernières années,  des défis supplémentaires aux agriculteurs, en limitant davantage les terres arables et en réduisant les propriétés foncières pour les ménages agricoles.</p>
<p>« En réponse à des tailles plus petites des terres et des rendements céréaliers stagnants, les agriculteurs se sont tournés vers le khat (<i>Catha edulis</i>), dont la production et le prix ont considérablement augmenté au fil du temps, et ceci a conduit à une meilleure gestion des terres et une augmentation des revenus des ménages », indique l&#8217;étude.</p>
<p>Les agriculteurs des hauts plateaux Harare cultivent le khat depuis  de nombreuses années. Mais il est  est devenu leur principale culture au cours des dernières décennies. Le khat s&#8217;est avéré être une plante souple qui peut être utilisée dans le bâtiment et la construction ainsi qu´en tant que bois combustible. Les feuilles restantes des branches commercialisables sont des aliments importants, en particulier pour les chèvres.</p>
<p>Le khat joue également un rôle essentiel dans la réduction de l&#8217;érosion et de la dégradation des sols, vu que les parcelles où le khat a été planté ne sont pas utilisées pour le pâturage et sont mieux gérées par les agriculteurs en termes de terrasses et d&#8217;ajout de fumier.</p>
<p>« La culture du khat ne nourrit pas seulement des ménages, elle aide à protéger nos forêts », a déclaré  Kassa.</p>
<p>Alors que les agriculteurs des hauts plateaux Harer ont historiquement subsisté grâce à un mélange de cultures, les ventes de khat constituent aujourd&#8217;hui la principale source de revenu agricole. Le khat génère le plus grand rendement à l&#8217;hectare de terre cultivée par rapport à d&#8217;autres cultures des hauts plateaux Harer, y compris le café, une autre culture principale éthiopienne.</p>
<p>Depuis les années 1970, la production de khat a augmenté le niveau d&#8217;emploi dans la région, devenant l&#8217;occupation avec la croissance la plus rapide et la plus rentable qui implique des millions de paysans, de commerçants et d´autres prestataires de services en particulier dans les hauts plateaux Harer. Bien que des chiffres officiels ne soient pas disponibles, des centaines de milliers de ménages agricoles sont soupçonnés être directement impliqués dans la production et la commercialisation du khat.  Kassa fait écho aux conclusions d&#8217;études antérieures qui ont montré que la production et la distribution du khat soutiennent désormais les moyens de subsistance de millions d&#8217;Éthiopiens.</p>
<p>Au cours de la dernière décennie, la culture du khat s&#8217;est également étendue à d&#8217;autres régions de l&#8217;Éthiopie et est devenue une partie intégrante de l&#8217;agriculture dans les régions montagneuses du centre et de l&#8217;ouest de l&#8217;Éthiopie,  a dit Kassa.</p>
<p>En répondant aux préoccupations des décideurs politiques et des spécialistes du développement qui mettent en question la viabilité à long terme d&#8217;un système agricole dominé par le khat, l&#8217;étude souligne la nécessité de diversifier l&#8217;économie régionale et avertit que la production de khat ne peut pas répondre à la demande alimentaire croissante de l´Éthiopie.</p>
<p>Toutefois, face aux préoccupations de santé publique concernant la dépendance au khat et face à la pression internationale croissante pour interdire sa distribution Kassa insiste également sur la nécessité de politiques efficaces pour mieux gérer la production, la consommation et le commerce du khat, et de créer une politique d´appui et un soutient institutionnel afin d´encourager l&#8217;épargne des revenus issus de la production et de la commercialisation du khat et d´encourager les investissements dans des options de moyens de subsistance alternatifs.</p>
<p>Les avantages écologiques et économiques doivent être mis en balance avec la santé et d&#8217;autres inconvénients sociaux. La nécessité d&#8217;une réflexion attentive et clairvoyante est soulignée par toutes les parties intéressées.</p>
<p>« Vu que l´économie des ménages et l´économie régionale basées sur le khat sont dépendantes du marché d&#8217;exportation, toute interdiction d&#8217;importation aura un impact dévastateur sur les moyens de subsistance de nombreuses personnes dans les hauts plateaux Harer», a t-il ajouté.</p>
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		<title>Des difficultés sont en vue si forêts et adaptation ne sont pas prises en compte après Rio +20</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Mar 2013 06:41:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Sonwa</dc:creator>
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		<description><![CDATA[YAOUNDÉ, Cameroun (16 janvier 2013) _ Les forêts ont occupé un rôle dans les 20 premières années de l&#8217;ère Rio (1992 &#8211; 2012) à travers trois conventions principales : la Convention sur la diversité biologique (CDB), la Convention-Cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CCNUCC) et la Convention des Nations Unies sur la lutte... <a   href="http://blog.cifor.org/14225/des-difficultes-sont-en-vue-si-forets-et-adaptation-ne-sont-pas-prises-en-compte-apres-rio-20/">Read more</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_13524" class="wp-caption aligncenter" style="width: 512px"><img class=" wp-image-13524    " alt="Les villageois camerounais dépendent des produits forestiers, en particulièrement en temps de crise." src="http://blog.cifor.org/wp-content/uploads/2013/01/7995421836_af9c4cab2e_b.jpg" width="502" height="335" /><p class="wp-caption-text">Les villageois camerounais dépendent des produits forestiers, en particulièrement en temps de crise. Ollivier Girard/CIFOR.</p></div>
<p>YAOUNDÉ, Cameroun (16 janvier 2013) _ Les forêts ont occupé un rôle dans les 20 premières années de l&#8217;ère Rio (1992 &#8211; 2012) à travers trois conventions principales : la Convention sur la diversité biologique (CDB), la Convention-Cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CCNUCC) et la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la Désertification (UNCCD). <a href="#_msocom_1">[SD(1]</a> Dans la CDB, la protection des forêts a été régulièrement mise en avant, une tendance qui devrait se poursuivre dans la prochaine décennie. La place de la forêt dans le <a href="http://www.cbd.int/sp/">Plan Stratégique 2011-2020 en faveur de la biodiversité</a>, y compris les Objectifs d&#8217;Aichi pour la biodiversité (« Vivre en harmonie avec la nature »), est une illustration de cette reconnaissance.</p>
<p>Dans l’UNCCD <a href="http://www.unccd.int/en/programmes/Thematic-Priorities/Forest/Pages/default.aspx">les forêts, notamment les forêts sèches, sont également considérées comme une des priorité</a>s. Afin d´aider à intégrer l&#8217;importance des forêts dans la CCNUCC, des « Forest Days » (Journées de la Forêt) ont été organisées depuis Bali 2007 sous la direction du Centre pour la Recherche Forestière Internationale (CIFOR) dans le cadre du Partenariat de Collaboration sur les Forêts (PCF). Le <a href="http://www.forestsclimatechange.org/events/forest-day.html">sixième « Forest Day » annuel de la CdP 18 à Doha au Qatar</a>, a récemment marqué la fin et la réussite de cette campagne de sensibilisation et sera la dernière<br />
Journée de la forêt. L&#8217;an prochain la discussion portera sur « Landscape Day » (Journée du Paysage) et rassemblera les dynamiques de <a href="http://www.agricultureday.org/">« Agricultural Day »</a> (Journée de l´Agriculture) ainsi que d&#8217;autres initiatives/dynamiques.</p>
<p>En réponse au changement climatique, deux principaux groupes  d&#8217;actions sont actuellement en utilisation : l&#8217;atténuation et l&#8217;adaptation. La REDD + (atténuation) a pris une place significative au niveau de l’agenda. Les pays tels que la <a href="http://www.regjeringen.no/upload/MD/Vedlegg/Klima/klimaforhandlinger/redd.pdf%27">Norvège</a> et les États américains, comme par exemple la <a href="http://stateredd.org/">Californie</a>, sont prêts à jouer un rôle plus important dans la protection des forêts tropicales par la REDD +. Dans le bassin du Congo et Afrique de l&#8217;Ouest, l&#8217;<a href="http://transition.usaid.gov/climate/redd/">USAID</a> et le Programme régional d&#8217;Afrique centrale pour l&#8217;environnement (CARPE) ont également réorienté leurs activités pour mettre un accent sur la REDD +.</p>
<p>Le changement climatique est donc en train de redessiner l´agenda de la coopération. Pour les forêts, ceci oriente la politique vers des efforts de conservation et de gestion qui permettront de réduire les émissions des gaz à effet de serre. Malgré ces efforts, les changements/variations climatiques affectent déjà le présent et en conséquent les stratégies d&#8217;adaptation doivent être développées pour les ressources naturelles et les communautés. Le lien entre forêt et adaptation au changement climatique est toujours manquant. L&#8217;impact du changement climatique sur les forêts tropicales et le <a href="http://www.iufro.org/science/gfep/african-policy-brief/">rôle potentiel des forêts pour l&#8217;adaptation</a> n&#8217;ont pas encore été suffisamment explorés et les efforts sont encore à leurs débuts.</p>
<p>Au cours d&#8217;un récent dialogue science-politique, les parties prenantes en Afrique Centrale ont mis en évidence <a href="http://www.cifor.org/online-library/browse/view-publication/publication/3765.html">le lien entre les forêts et l&#8217;eau, la sécurité alimentaire, l&#8217;énergie et la santé dans le contexte du changement climatique</a>. Bien que forêts et adaptation aient été  jusque-là un enjeu principal dans les pays tempérés, ceci (« forêts et adaptation ») devient de plus en plus une préoccupation pour les zones tropicales. Sous les tropiques la dépendance aux forêts est élevée et il sera difficile de mettre au point un bon plan d&#8217;adaptation si les ressources forestières sont ignorées.</p>
<p>Il serait illusoire de penser que nous allons utiliser les forêts pour l&#8217;atténuation sans tenir compte de la gestion des effets négatifs du changement climatique sur les peuplements forestiers et sur les communautés. Comme nous entrons dans l&#8217;ère de Rio +20, l&#8217;impact du changement climatique sur les forêts et le potentiel des forêts pour l&#8217;adaptation doivent recevoir plus d´attention. Les forêts doivent être au centre de la planification de l&#8217;adaptation. Ceci est en droite ligne avec l&#8217;Adaptation Basée sur les Ecosystèmes (EBA), qui est de plus en plus reconnue comme moyen pour compléter les investissements dans les infrastructures afin de faire face au changement climatique. Toutefois, pour que cela fonctionne, <a href="http://www.iufro.org/download/file/4485/4496/Full_Report_pdf/">on devrait accorder la même attention au thème de « forêts et adaptation » qu’à la REDD +, la biodiversité des forêts, etc</a>.</p>
<p>Il y a une nécessité de s&#8217;adapter, et si les forêts ne sont pas considérées, nous explorons peut-être une vie qui n&#8217;est pas en harmonie avec la nature.</p>
<p><i>Cet article a paru pour la première fois dans Berkeley Alumni newsletter. </i><a href="http://beahrselp.berkeley.edu/winter-2013-alum-newsletter/trouble-ahead-if-forests-and-adaptation-are-not-considered-in-the-post-rio20-era/"><i>Lisez-le ici</i></a><i>. </i></p>
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		<title>Une bureaucratie paralysante retient les scieurs congolais dans un bourbier juridique</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Mar 2013 04:33:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maya Thatcher</dc:creator>
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		<description><![CDATA[BOGOR, Indonésie (28 mars 2012) _ Les operateurs de tronçonneuse à petite échelle en République du Congo risquent de perdre leurs moyens de subsistance, car la bureaucratie paralysante rend ces scieurs incapable d´obtenir les permis d&#8217;exploitation nécessaires pour répondre aux conditions d&#8217;un nouveau accord forestier avec la Commission européenne. L&#8217;Accord de Partenariat Volontaire (APV) exige... <a   href="http://blog.cifor.org/14205/une-bureaucratie-paralysante-retient-les-scieurs-congolais-dans-un-bourbier-juridique/">Read more</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_8124" class="wp-caption aligncenter" style="width: 522px"><a href="http://blog.cifor.org/8123/crippling-bureaucracy-keeps-congos-chainsaw-millers-in-legal-quagmire/log-cameroon/" rel="attachment wp-att-8124"><img class=" wp-image-8124   " alt="Sign on log, Cameroon, April, 2009" src="http://blog.cifor.org/wp-content/uploads/2012/03/log-cameroon.jpg" width="512" height="342" /></a><p class="wp-caption-text">Photo de Terry Sunderland/CIFOR</p></div>
<p style="text-align: left;">BOGOR, Indonésie (28 mars 2012) _ Les operateurs de tronçonneuse à petite échelle en République du Congo risquent de perdre leurs moyens de subsistance, car la bureaucratie paralysante rend ces scieurs incapable d´obtenir les permis d&#8217;exploitation nécessaires pour répondre aux conditions d&#8217;un nouveau accord forestier avec la Commission européenne.</p>
<p>L&#8217;Accord de Partenariat Volontaire (APV) exige que tous les produits issus de la forêt doivent être légaux et traçables d´ici 2013, mais selon un article occasionnel du CIFOR, le système  actuel de délivrance des permis pour abattre des arbres pour le marché intérieur n&#8217;incite guère les scieurs « informels » de respecter la loi. Au lieu de cela, les candidats sont découragés par des « tracasseries administratives » sans fin et des coûts élevés, laissant le secteur ouvert à la corruption.</p>
<p>« C&#8217;est un piège typique que nous avons trouvé dans tous les pays que nous avons évalué : le Cameroun, le Gabon, la République du Congo et la République Centrafricaine », a expliqué Paolo Cerutti, chercheur au CIFOR et co-auteur de <a href="http://www.cifor.org/nc/online-library/browse/view-publication/publication/3715.html"><i>The domestic market for small-scale chainsaw milling in the Republic of Congo</i></a> (Le marché intérieur pour les sciages à la tronçonneuse à petite échelle dans la République du Congo). « D&#8217;un côté, on a une réelle demande pour ce bois par le marché intérieur &#8230; [tandis que] de l&#8217;autre côté, vous avez des fonctionnaires de l&#8217;État qui profitent du fait que les scieurs ne peuvent pas obtenir  les titres légaux d&#8217;exploitation forestière. »</p>
<p>Selon le rapport, les  en quête  des permis spéciaux doivent attendre plusieurs semaines avant que leur demande soit approuvée.. Les temps de réponse officiels sont rarement respectés et les coûts ont tendance à s&#8217;accumuler. Selon les résultats des recherches antérieures menées par Alain Noël Ampolo, l&#8217;autorisation d&#8217;abattre des arbres autour de la capitale Brazzaville coûte chaque scieur environ 400.000 francs CFA (807 USD), une somme que peu de personnes peuvent en avoir . Parmi ceux qui le peuvent, beaucoup finissent par tomber dans l&#8217;illégalité. Avec des allocations mensuelles d&#8217;abattage limitées à seulement cinq arbres à des fins commerciales, les scieurs utilisent souvent leurs permis plus longtemps qu&#8217;ils sont valides et dépassent leurs quotas.</p>
<p>Ce n´est donc pas surprenant que les scientifiques ont découvert que sur les 62 répondants, seulement deux (ou 3 pour cent) ont eu une sorte de permis d&#8217;exploitation au moment de l&#8217;enquête. Toutes les personnes interrogées étaient des tronçonneurs à petite échelle situés à proximité des villes de Pointe-Noire ou de Brazzaville.</p>
<p>Cela arrive à un moment où la demande urbaine en bois  augmente. En voyant une faille dans la chaîne d&#8217;approvisionnement, des bureaux régionaux du Ministère de l&#8217;Économie forestière ont mis en place des mesures d&#8217;adaptation qui ne sont pas totalement en accord avec la loi, selon l´article. Cela comprend la délivrance de permis officiels à couvrir des zones &#8211; où le bois est contrôlé par les bureaux régionaux – dans lesquelles les scieurs peuvent couper et traiter un certain nombre d&#8217;arbres.</p>
<p>« Certains fonctionnaires de l&#8217;État mettent en place une sorte de « contrat d´exploitation forestière » avec les bûcherons &#8230; [tandis que d'autres] profitent du fait que les tronçonneurs ne peuvent pas mettre la main sur des titres légaux d&#8217;exploitation forestière et demandent des pots-de-vin tout au long de la chaîne de production », a expliqué Mr Cerutti.</p>
<p>Néanmoins, des mouvements vers la professionnalisation de l&#8217;industrie sont déjà en cours. En vertu de l&#8217;APV, le Congo promet que d&#8217;ici l&#8217;année prochaine toute la production de bois en provenance des forêts sera suivie et légale, à la fois pour l&#8217;exportation et la consommation nationale. L&#8217;accord vise à améliorer la gouvernance environnementale et la durabilité de la gestion forestière.</p>
<p>Cette nécessité de renforcer les institutions propres à chaque pays afin de répondre aux nouveaux objectifs de développement durable est également abordée à la conférence <a href="http://www.uncsd2012.org/rio20/index.html">Rio+20</a> de cet été. Au cours de cet événement de trois jours, les organisateurs espèrent aborder les enjeux relatifs à la cohérence et la coordination à plus grande échelle entre la gouvernance au niveau régional, national et local.</p>
<p>Bien que l&#8217;APV ait recueilli beaucoup de soutien, y compris du Ghana et du Cameroun qui ont fait des promesses similaires, les questions sur la capacité de l&#8217;accord de transformer l&#8217;économie informelle du bois domestique persistent. Ceci est particulièrement inquiétant étant donné que le marché a été largement ignoré durant la période préparatoire de la mise en œuvre de l&#8217;APV. Certains craignent que sans y mettre l&#8217;attention nécessaire, un tel changement radical pourrait avoir des effets négatifs non seulement sur la main-d&#8217;œuvre directe, estimée à environ 50.000 dans les pays évalués, mais aussi sur les économies rurales qui sont actuellement soutenues par cette main-d´œuvre.</p>
<p>« L´abattage à la tronçonneuse est une source très importante pour les économies locales, et par conséquent toute mise en œuvre de l&#8217;APV doit être extrêmement prudente [afin] de ne pas échanger les bénéfices actuelles avec un statut « légal » imposé à l´avenir qui pourrait anéantir ces derniers, soit en criminalisant les bûcherons ou en les envoyant à la faillite », a dit Guillaume Lescuyer, scientifique au CIRAD / CIFOR et co-auteur du rapport.</p>
<p><i>Afin d&#8217;assurer que Rio +20 offre un message global que les forêts importent pour le développement durable, le CIFOR coordonnera l&#8217;une des plus importantes conférences sur les forêts le 19 Juin 2012. </i><i><a href="http://www.cifor.org/events/rio20/forests-the-8th-roundtable-at-rio-20.html">Forests: The 8th Roundtable at Rio+20</a></i><i> </i><i>discutera des nouveaux résultats de la recherche, des lacunes restantes dans les connaissances et des implications politiques pour l&#8217;intégration des forêts dans les solutions aux quatre défis clés afin de progresser vers une économie verte: </i><i><a href="http://www.cifor.org/events/rio20/Energy-food-and-income.html">l´énergie, la nourriture et le revenu</a></i><i>, <span style="text-decoration: underline;">l´eau, et le climat</span>. Les places sont limitées alors </i><i><a href="http://www.cifor.org/events/rio20/8th-roundtable-registration.html">inscrivez-vous ici</a></i><i> </i><i>pour éviter d&#8217;être déçu!</i></p>
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		<title>Le bois de feu entraîne la déforestation dans le bassin du Congo, tout en étant une source potentielle d&#8217;énergie renouvelable</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Jan 2013 07:21:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Catriona Moss</dc:creator>
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		<description><![CDATA[BOGOR, Indonésie (11 avril 2012)_ La surexploitation du bois de feu, résultant de la forte dépendance de cette ressource dans le bassin du Congo en Afrique, est à l&#8217;origine de la dégradation et la déforestation près des zones où la demande est élevée, mais le bois reste une source potentielle d&#8217;énergie renouvelable, selon une étude. «... <a   href="http://blog.cifor.org/13607/le-bois-de-feu-entraine-la-deforestation-dans-le-bassin-du-congo-tout-en-etant-une-source-potentielle-denergie-renouvelable/">Read more</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://blog.cifor.org/8019/deforestation-rates-double-in-the-congo-basin-report/africa-2009-acenter-for-international-forestry-researchjolien-schure/" rel="attachment wp-att-8021"><img class="wp-image-8021 aligncenter" alt="Image reproduite avec la permission de Jolien Schure/CIFOR Flickr" src="http://blog.cifor.org/wp-content/uploads/2012/03/log-man.jpg" width="512" height="341" /></a></p>
<p>BOGOR, Indonésie (11 avril 2012)_ La surexploitation du bois de feu, résultant de la forte dépendance de cette ressource dans le bassin du Congo en Afrique, est à l&#8217;origine de la dégradation et la déforestation près des zones où la demande est élevée, mais le bois reste une source potentielle d&#8217;énergie renouvelable, selon une étude.</p>
<p>« Le bois de feu est une énergie renouvelable potentielle grâce à la régénération et la croissance gérées ou spontanées des ressources ligneuses », a déclaré le chercheur Jolien Schure associé au CIFOR et co-auteur de l´étude intitulée <a title="Contribution of woodfuel to meet the energy needs of the population of Central Africa" href="http://www.cifor.org/nc/online-library/browse/view-publication/publication/3757.html">Contribution of woodfuel to meet the energy needs of the population of Central Africa: prospects for sustainable management of available resources</a> (La contribution des combustibles ligneux pour satisfaire les besoins énergétiques de la population en Afrique centrale: perspectives pour la gestion durable des ressources disponibles).</p>
<p>« Les initiatives de plantations de bois de feu et de systèmes agroforestiers, qui incluent les arbres en tant que combustible, peuvent fournir des sources durables d´énergie à partir du bois ».</p>
<p>L´amélioration de l&#8217;efficacité, tant au niveau des producteurs que des consommateurs, peut améliorer le caractère renouvelable de la ressource.</p>
<p>Le bois de feu et le charbon de bois ont représenté 90 pour cent de tout le bois récolté dans les forêts africaines, selon l´Organisation des Nations unies pour l&#8217;alimentation et l&#8217;agriculture (FAO) en 2011, cité dans le rapport du CIFOR. Des pratiques non durables dans la région de l&#8217;Afrique centrale sont principalement observées dans les zones péri-urbaines &#8211; celles qui jouxtent les zones urbaines -, les zones de savane et les zones autour des espaces forestiers protégés.</p>
<p>Le bois de feu est une source d&#8217;énergie faible quand il est produit de manière durable. Lorsque le bois est brûlé, la même quantité de carbone qui a été absorbée au cours de sa durée de vie est émise. Un arbre absorbe autant de carbone qu´il libère, alors tant que de nouveaux arbres continuent de pousser à la place de ceux qui sont utilisés en tant que carburant, les quantités relatives de carbone émises dans l&#8217;atmosphère resteront stables.</p>
<p>Pointe-noire, le centre économique de la République démocratique du Congo, a plus de deux décennies d&#8217;expérience avec les plantations industrielles de bois de feu. On y utilise l&#8217;excédent des plantations clonales d&#8217;eucalyptus qui produisent des bûches et des copeaux de bois pour l&#8217;exportation en tant que bois de feu pour la population urbaine.</p>
<p>Le rapport estime que l&#8217;approvisionnement en bois de feu de ces plantations d&#8217;eucalyptus près de Pointe-noire évite la déforestation de plus de 1.000 hectares de forêts naturelles par an.</p>
<p>Cependant, selon Mr Schure, il serait important que les mouvements vers des mesures plus  écologiques prennent en compte les moyens de subsistance qui dépendent du secteur du côté de l´offre et de la demande.</p>
<p>Plus de 300 000 personnes travaillent dans la production et le commerce de bois de feu dans la ville de Kinshasa au Congo. Les revenus du bois de feu fournissent les producteurs avec les capitaux nécessaires pour investir, par exemples, dans l&#8217;agriculture, l&#8217;élevage et la pêche.</p>
<p>« Les plans futurs pour l&#8217;énergie et le développement doivent tenir compte du potentiel que offrent les marchés du bois de feu pour réduire la pauvreté, en particulier en ce qui concerne les producteurs qui forment la majorité des acteurs impliqués », a déclaré Mr Schure.</p>
<p>L&#8217;approvisionnement en bois de feu au Congo est grand. Le pays a produit environ 54,7 millions de tonnes de bois de feu (75,4 millions de mètres cubes) en 2009, ce qui représente 94 pour cent de sa production totale de bois rond, selon les données ForeSTAT de la FAO en 2011.</p>
<p>Les 4,9 millions de mètres cubes de bois de feu générés pour les villes de Kinshasa et de Kisangani dépassent même de plus de 12 fois le volume de la production officielle nationale en bois.</p>
<p>La demande est également forte, avec 83 pour cent de la population en Afrique sub-saharienne utilisant le bois de feu pour faire la cuisine. Les entreprises tels que les boulangeries, les forgerons, les brasseries, les restaurants et les briquetiers dépendent également du bois de feu.</p>
<p>Le Réduction des Emissions de carbone issues de la Déforestation et de la Dégradation des forêts (REDD +) donne l&#8217;élan pour soutenir un secteur durable d´énergie produite à partir du bois.</p>
<p>« Les politiques sur le changement climatique peuvent intégrer la séquestration du carbone au niveau de la production », a déclaré Mr Schure.</p>
<p>Il a ajouté que la plantation d&#8217;arbres d&#8217;acacia au Plateau de Bateke a contribué au reboisement de cette zone et son système de croissance en rotation a simultanément alimenté Kinshasa en charbon de bois.</p>
<p>« Il y a aussi des économies d´émissions à faire au niveau de la consommation en utilisant des cuisinières plus efficaces. Nous devons comprendre pourquoi les personnes n&#8217;ont pas encore adopté ces cuisinières. »</p>
<p>Tous types de mesures formelles pour transformer le bois de feu en une source d&#8217;énergie renouvelable devraient envisager les systèmes traditionnels existants.</p>
<p>« Vu que la plupart de l&#8217;accès aux ressources forestières se fait à travers des droits fonciers coutumiers, toute intervention dans le secteur des combustibles ligneux doit prendre en compte le rôle important des autorités locales traditionnelles », a déclaré Mr Schure.</p>
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		<title>La chasse excessive d’animaux de brousse menace la sécurité alimentaire des communautés rurales en Afrique centrale</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Jan 2013 06:37:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Catriona Moss</dc:creator>
				<category><![CDATA[Adaptation]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_8233" class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><a href="http://blog.cifor.org/8232/overhunting-bush-animals-threatens-food-security-of-central-africas-rural-communities/bushmeat-2/" rel="attachment wp-att-8233"><img class="size-large wp-image-8233" alt="Image reproduite avec la permission de Luke Parry/CIFOR." src="http://blog.cifor.org/wp-content/uploads/2012/04/bushmeat-500x333.jpg" width="500" height="333" /></a><p class="wp-caption-text">Image reproduite avec la permission de Luke Parry/CIFOR.</p></div>
<p>BOGOR, Indonésie (5 avril 2012) _ Les animaux sauvages tels que les bonobos et les grandes antilopes sont chassés de manière non durable afin de répondre à l´immense demande domestique en viande de brousse. Cette situation a de graves répercussions à la fois sur la diversité des espèces et sur les communautés forestières rurales qui dépendent de sources sauvages de viande pour jusqu´à 80% de la protéine dans leur régime alimentaire.</p>
<p>Les scientifiques du Centre de Recherche Forestière Internationale (CIFOR) encouragent les citadins de l&#8217;Afrique de cesser la consommation d´espèces protégées et de consommer de la viande issue de sources durables, qu&#8217;il s&#8217;agisse d&#8217;animaux domestiques ou d&#8217;espèces résilientes qui sont chassées de manière durable.</p>
<p>« Pour les personnes du milieu rural, la viande de brousse est un élément essentiel de leur alimentation et nous ne pouvons pas simplement leur dire de ne pas la manger &#8211; ils vont toujours continuer », a déclaré Robert Nasi, directeur du Programme de Recherche du CGIAR sur les Forêts, les Arbres et l&#8217;Agroforesterie et co-auteur d´une récente étude intitulée <a href="http://www.observatoire-comifac.net/docs/edf2010/EN/SOF_2010_EN_Chap_6.pdf" target="_blank">The role of wildlife for food security in Central Africa: a threat to biodiversity?</a> (Le rôle de la faune sauvage pour la sécurité alimentaire en Afrique centrale : une menace pour la biodiversité?).</p>
<p>« Néanmoins, dans les villes il est plus facile de trouver d&#8217;autres sources de protéines que dans un village au milieu de la forêt, c&#8217;est donc là que nous avons la possibilité de réduire la demande inutile en déplaçant la consommation en viande vers d&#8217;autres sources et de préserver ainsi la biodiversité de l&#8217;Afrique. »</p>
<p>Bien que le mot « viande de brousse » puisse être synonyme d&#8217;exploitation écologique et d&#8217;extinction des espèces, en Afrique, celui-ci pourrait signifier une source potentiellement durable de nourriture : contrairement au bétail, qui nécessite le déboisement de grandes étendues de forêt, les animaux de petites tailles ayant une reproduction rapide peuvent être récoltés sans impacts significatifs sur l&#8217;écologie des forêts. La viande de brousse est <i>de facto</i> l&#8217;une des sources de nutrition et de protéine la plus facilement disponible dans les régions de l&#8217;Afrique qui ont du mal à maintenir un approvisionnement alimentaire stable.</p>
<p>Pour une minorité de personnes vivant dans les grandes villes africaines, de plus en plus nombreuses, en Guinée équatoriale, au Gabon et au Cameroun, la viande de brousse est considérée comme un produit de luxe, en raison de la nature exotique de la viande par rapport aux animaux d&#8217;élevage. Les nouveaux migrants venus de la campagne mettent souvent une grande valeur sur la viande de brousse au dessus de la viande d&#8217;élevage en raison de sa familiarité culturelle, après l´avoir mangé tout au long de leur enfance.</p>
<p>Mais pour la majorité des citadins pauvres, comme le souligne Mr Nasi dans une autre nouvelle étude intitulée <a href="http://www.cifor.org/nc/online-library/browse/view-publication/publication/3580.html">Empty forests, empty stomachs? Bushmeat and livelihoods in Congo and Amazon Basins</a> (Forêts vides, ventres vides ? La viande de brousse et les moyens de subsistance dans les bassins du Congo et de l&#8217;Amazone), vivant dans les villes qui ne sont ni des zones rurales isolées, ni des grandes capitales, la viande de brousse n&#8217;est cependant pas un luxe mais une nécessité pour les pauvres citadins car c´est l&#8217;une des sources en protéines ayant le plus bas prix.</p>
<p>Néanmoins, en raison de la croissance démographique, la déforestation, les conflits civils, la faible gouvernance et l&#8217;application inadéquate des lois, la chasse des animaux de brousse augmente drastiquement et de nombreuses espèces d&#8217;animaux sauvages ont du mal à rebondir.</p>
<p>Les chercheurs savent que les volumes de viande attrapée sont élevés: Nasi <i>et al.</i> estiment la consommation en viande de brousse dans les bassins du Congo et de l&#8217;Amazone à l´hauteur de 6 millions de tonnes par an. Cependant, l&#8217;estimation de la taille réelle des captures totales de viande de brousse est extrêmement difficile, puisque la provenance de la viande est difficile à déterminer. Il est également difficile de connaître la taille réelle de ce qui est pris, étant donné  que le volume de la viande atteignant les marchés sera inévitablement plus petit que la première récolte.</p>
<p>Avec le but de développer une nouvelle série d&#8217;outils pour estimer les récoltes de viande de brousse, Mr Nasi et ses collègues ont examiné la viande en vente sur les marchés urbains dans la ville africaine de Kisangani et ont documenté lesquels des animaux étaient en vente, lesquels étaient des espèces abondantes ou menacées et le prix pour chaque type de viande.</p>
<p>Ils ont constaté que les espèces partiellement protégées représentaient 50 pour cent de la viande de brousse totale vendue à Kisangani en 2002, mais celle-ci a augmenté à 66 pour cent en 2009. Les données du marché peuvent donc être utiles pour les décideurs politiques et les universitaires afin de « sonner l&#8217;alerte » lorsque des changements rapides des effectifs de populations sauvages sont documentés.</p>
<p>Mais la compréhension de l&#8217;importance de la viande de brousse aux cultures locales, à la fois en termes de moyens de subsistance et de nutrition, est essentielle, explique Nathalie Van Vliet, chercheuse postdoctorale à l&#8217;Université de Copenhague.</p>
<p>« Prendre en compte les types de viande que les personnes valorisent régionalement et leurs raisons est crucial pour l&#8217;élaboration de politiques et de stratégies efficaces. »</p>
<p>Dans le cas des communautés rurales où des sources fiables de protéines peuvent être difficiles à trouver, la simple prescription d´un abandon de la viande de brousse ne fonctionnera pas.</p>
<p>« Nous ne devons pas criminaliser l&#8217;ensemble du système &#8211; c&#8217;est comme avec toutes les autres ressources essentielles, le commerce va juste entrer dans la clandestinité et va continuer avec encore moins d´options de contrôle », a dit Mr Nasi.</p>
<p>Mais ce qui peut être fait grâce à des politiques et des programmes prudents d&#8217;éducation publique, est de décourager la chasse et la consommation d´animaux qui se reproduisent lentement et ne se remettent pas rapidement des abattages, telles que les chauves-souris frugivores.</p>
<p>Mais d&#8217;autres espèces, tels que les rats, sont abondantes et en raison de taux de reproduction élevés se remettent rapidement des impactes de la chasse. Elles sont également très prisées par les communautés locales.</p>
<p>« Sur certains marchés, la forme la plus coûteuse de viande est en fait le rat », a déclaré Mme Van Vliet.</p>
<p>« Les gens aiment en fait le goût de la viande, ce qui montre que ni la rareté, ni la taille sont les seuls indicateurs de prix, et que certaines espèces qui sont résistantes aux impactes de la chasse sont préférées, créant ainsi des options pour la gestion. »</p>
<p>Bien qu&#8217;il n&#8217;y ait que peu de stratégies qui gèrent efficacement les niveaux de la chasse durable de viande de brousse, au niveau gouvernemental, il y a eu une reconnaissance de la nécessité de surveiller et de réglementer le commerce de viande de brousse.</p>
<p>Depuis la COP11 en 2000, trois pays d&#8217;Afrique centrale ont élaboré des plans d&#8217;action nationaux de viande de brousse: le Cameroun, le Gabon, ainsi que la République du Congo et la République démocratique du Congo. Mais ces projets sont encore très incomplets et inefficaces. Mr Nasi travaille en collaboration avec le Groupe de liaison sur la viande de brousse de la Convention sur la Diversité Biologique, qui reconnaît que les politiques et les cadres juridiques existants sont impraticables ou irréalisables.</p>
<p>Mais d&#8217;après leurs expériences, Mr Nasi et ses collègues disent que le travail avec les gouvernements en Afrique n&#8217;a pas été suffisant. En revanche, ils ont observé que le partenariat avec les sociétés forestières &#8211; qui elles-mêmes peuvent devenir des grands moteurs de la chasse à travers de la création de routes qui traversent les forêts, conjugués à des camps éloignés peuplés de travailleurs ayant faim &#8211; a souvent abouti à un degré élevé de réussite dans l´obtention d´une pratique de chasse durable.</p>
<p>« Dans l&#8217;avenir, nous pensons que le développement de partenariats public-privé ayants le but de gérer la chasse des espèces résilientes, tout en protégeant les plus vulnérables, seraient un élément efficace de la solution. »</p>
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		<title>BEST OF 2012: “Designer plants” helping meet demand for palm oil &amp; avoiding deforestation</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Dec 2012 21:31:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michelle Kovacevic</dc:creator>
				<category><![CDATA[Deforestation]]></category>
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		<description><![CDATA[BALI, Indonesia (28 February, 2012)_Malaysian scientists now have the ability to trace for high oil-yielding genes in the palm oil plant, allowing them to create “designer palms” with the capacity to control the amount and type of oil being produced. “We have finished sequencing the oil palm plant genome and so we can trace for... <a   href="http://blog.cifor.org/7625/designer-plants-may-help-meet-global-demand-for-palm-oil-and-avoid-deforestation/">Read more</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_13362" class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><a href="http://blog.cifor.org/7625/designer-plants-may-help-meet-global-demand-for-palm-oil-and-avoid-deforestation/indonesia-2007-6/" rel="attachment wp-att-13362"><img class="size-large wp-image-13362" alt="Designer plants may help meet global demand for palm oil and avoid deforestation. Ryan Woo/CIFOR" src="http://blog.cifor.org/wp-content/uploads/2012/02/5702415124_5ea0b565f6_b-500x334.jpg" width="500" height="334" /></a><p class="wp-caption-text">Selective breeding of palm oil plants may help meet global demand for palm oil and avoid deforestation. <em><a href="http://www.flickr.com/photos/cifor/5702415124/in/set-72157626456092073">Ryan Woo/CIFOR</a></em></p></div>
<p>BALI, Indonesia (28 February, 2012)_Malaysian scientists now have the ability to trace for high oil-yielding genes in the palm oil plant, allowing them to create “designer palms” with the capacity to control the amount and type of oil being produced.</p>
<p>“We have finished sequencing the oil palm plant genome and so we can trace for high oil yielding genes. [With this approach] we also have the ability to produce low-saturated fat palm oil,” said Tan Yew Al from the Malaysian Palm Oil Board at the International Conference on Oil Palm and Environment (ICOPE) in Bali last week.</p>
<p>The conference opened with new vision for sustainable agriculture: “By 2020, the aim is to increase oil palm yield by 20 percent, decrease carbon emissions by 20 percent and see a 20 percent reduction in poverty,” said Franky O Widjaja, Co-chair of Partnership on Indonesia’s Sustainable Agriculture, World Economic Forum.</p>
<p>The need for vegetable oils is predicted to soar as the global population balloons, so “the challenge is now to produce more palm oil in a smaller area – one that does not threaten existing primary forest”, Tan said.</p>
<p>Oil palm cultivation is a critical factor for food production and provision of daily income to millions of people and is also a tool for development for many countries in the South. Indonesia and Malaysia are the largest oil palm producing countries, supplying 85 percent of the world’s demand for palm oil. In both countries, there are huge economic benefits from oil palm, with its value reaching <a href="http://www.indexmundi.com/commodities/?commodity=palm-oil">USD$1,020 per tonne</a> in January this year. The Malaysian palm oil industry is also the fourth largest contributor to the national economy and currently accounts for RM1,889 (8 percent) of the gross national income (GNI) per capita.</p>
<p>The theoretical potential for oil production from an oil palm plant is 18 tonnes per hectare per year. Malaysia now averages 4 tonnes per hectare per year so efforts to increase the yield of oil palm plants is their main focus.</p>
<p>While oil palm is the most efficient oil crop &#8212; with 4 to 9 fold higher productivity than other important oil seed crops &#8212; expansion of palm oil has encroached into tropical forest and had a serious impact on greenhouse gas emissions. A <a href="http://www.ecologyandsociety.org/issues/view.php?sf=68">recent study</a> by the Center for International Forestry Research quantified the atmospheric effects on changes in land use from biofuel production, and found that for palm oil grown on peatlands, the carbon emissions generated from land conversion could take hundreds of years to reverse.</p>
<p>However an increase in palm oil production need not necessarily come from land expansion, said Tan.</p>
<blockquote><p>The challenge is now to produce more palm oil in a smaller area – one that does not threaten existing primary forest.</p>
</blockquote>
<p>“As far as the Rio 1992 summit goes, Malaysia committed to preserving 50 percent of land cover as forest. After 20 years we are still at 55 percent forest cover, that means we haven’t actually expanded oil palm based on opening up the forests.”</p>
<p>And the environmental benefits from high-yielding palms are two-fold, she said.</p>
<p>“By avoiding land expansion, greenhouse gas emissions are going to decrease. Also we hope that we can design palms so as not require as much energy to be put into the extraction or refining of the oil.”</p>
<p>Through this approach, we are not only offsetting emissions but we are becoming more energy efficient at the same time.”</p>
<p>The demand for higher yield is most keenly felt by smallholders, said Tan. A recent <a href="http://www.cifor.org/nc/online-library/browse/view-publication/publication/3207.html">CIFOR study</a> into the livelihood impacts on oil palm farmers in Indonesia found that communities see palm oil as their best opportunity for increased prosperity, so “it is important that we help them comply with sustainability criteria like the Roundtable on Sustainable Palm Oil (RSPO)”, she said.</p>
<p>Selective breeding of palm oil plants in Malaysia is an ongoing project targeted at helping smallholders produce the highest oil-yielding palms possible. Through these methods, oil palms can be bred to yield between 8-12 tonnes per hectare.</p>
<p>“14 percent of the oil palm plantations in Malaysia are held by smallholders – they don’t have the financial means, the human resources and often don’t have the capability to produce sustainable palm oil. Through the Economic Transformation Program, we have been able help them with sustainability programs and projects.”</p>
<p>Smallholders are reluctant to replant after the 25-year maturity period to avoid short-term losses of income, as it takes three years for palms to mature before the first harvest. As a result, Malaysia holds a backlog of 365,414 hectares of palm oil trees aged above 25 years, which normally have a lower yield. If replanting is not accelerated, it will take 14 years to clear the backlog.</p>
<p>Through the Economic Transformation Fund, smallholders are able to access financial support to replace low-yielding oil palms with selectively bred high yielding plants.</p>
<p>There is a one-off replanting payment of RM6,000 per hectare and monthly payments of RM500 per household for two years to independent smallholders holding 2.5 hectares or less.</p>
<p>“Our aim is that by 2020, oil palm yield will go up six times.” Tan said.</p>
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		<title>BEST OF 2012: Going once, going twice&#8230;the great green land grab</title>
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		<pubDate>Wed, 26 Dec 2012 02:54:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Terry Sunderland</dc:creator>
				<category><![CDATA[Climate Change]]></category>
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		<description><![CDATA[BOGOR, Indonesia (17 September 2012)_“Buy land, they&#8217;re not making it anymore!” Mark Twain’s wry observation on the North American land acquisition boom of the late 19th century remains just as pertinent today as it was then. More than a 100 years later, the sheer scale of contemporary global land purchases and its appropriation from local... <a   href="http://blog.cifor.org/10770/going-once-going-twice-the-great-green-land-grab/">Read more</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_10772" class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><a href="http://blog.cifor.org/10770/going-once-going-twice-the-great-green-land-grab/protest-against-proposed-programs-like-redd/" rel="attachment wp-att-10772"><img class="size-large wp-image-10772" title="Protest against proposed programs like REDD+" alt="" src="http://blog.cifor.org/wp-content/uploads/2012/09/5254515620_98edccf701_z1-500x333.jpg" width="500" height="333" /></a><p class="wp-caption-text">Is land grabbing for conservation on the increase? Photo by Ian Mackenz/Flickr</p></div>
<p>BOGOR, Indonesia (17 September 2012)_“<em>Buy land, they&#8217;re not making it anymore!</em>” Mark Twain’s wry observation on the North American land acquisition boom of the late 19th century remains just as pertinent today as it was then. More than a 100 years later, the sheer scale of contemporary global land purchases and its appropriation from local stakeholders is unprecedented since the colonial land acquisitions of the late 19th and early 20th centuries.</p>
<p>Stimulated by a global spike in food prices toward the end of the first decade of 2000, a number of affluent nation states reliant on food imports began to buy up large areas of land in the developing world for agricultural production to achieve their own food security. Added to this the emergence of the biofuel market, plantation-based forestry and the increasing expansion of commodity crops such as oil palm, vast areas of the global forest estate have been transferred from state control to private ownership, often taking with it valuable forest resources in the process, notably timber.</p>
<p>The economic drivers of such <a href="http://www.landcoalition.org/cpl/CPL-synthesis-report" target="_blank">land conversion have been well documented</a>. Land-rich governments stand to profit from the expansion of agricultural production, despite the immediate impact on their own rural populations, who often do not benefit from such economic development and face annexation from their customary lands.</p>
<p>While the phenomenon of “land grabbing”, as it has become known, continues unabated, an increasingly subtle and arguably more ethically questionable movement has gathered momentum. Large tracts of land across the globe are being appropriated by the environmental agenda, a process that has found considerable traction with influential international conservation NGOs. The <em>Guardian</em> journalist John Vidal described this new approach to conservation as <a href="http://www.guardian.co.uk/environment/2008/feb/13/conservation" target="_blank">“green grabbing”</a>.</p>
<p>Such environmentally driven appropriation is not a new concept. In the late 1980’s the then Earthlife fund was <a href="http://www.nigeltuersley.com/Default.aspx?page=80" target="_blank">offering private buyers the opportunity to purchase an acre of the newly promulgated Korup National Park in Cameroon</a> to secure its long-term preservation. The scheme failed for a number of reasons, but despite early limitations the commodification of nature that such an initiative represents has become an increasingly pervasive conservation approach.</p>
<p>Witness, for example, the growth of portals such as the <a href="http://www.ecosystemmarketplace.com/" target="_blank">Ecosystems Marketplace</a>, among others, who advocate that markets for ecosystem services provided by nature will become fully integrated into our current economic systems. And as John Vidal reported, buying land for conservation has become the preserve of the wealthy, looking for an exclusive and seemingly ethical investment.</p>
<p>In a summary paper in a recent <a href="http://www.tandfonline.com/toc/fjps20/39/2" target="_blank">special issue of the Journal of Peasant Studies</a>, James Fairhead and colleagues catalogue the increasing prevalence of “green grabbing” and how the environmental sector is influencing how nature is both perceived and managed. They provide an insightful analysis of just how far the environmental sector has gone in embracing the market economy, be it for carbon, biodiversity or ecosystem services.</p>
<p>Fairhead and colleagues argue that the commoditization of nature has reflected a <a href="http://blog.cifor.org/2692/neoliberal-conservation-commoditisation-media-and-celebrity/" target="_blank">global trend towards neoliberalism</a> where the market defines and arguably dictates what we should value and what we should not. To that end, payments for environmental services schemes (PES), Reducing Emissions from Deforestation and forest Degradation (REDD) and other finance-driven initiatives have become mainstreamed into the conservation agenda.</p>
<p>Increasingly, nature itself has become a source of profit, bringing together the strange bedfellows of corporations, land-rich governments, the banking industry, international conservation NGOs and the donor community. Given the recent loss of confidence in the global financial industry and the resultant global recession, it is perhaps surprising that our shared environmental concerns are being influenced by the need to integrate markets for carbon and other natural commodities into our mainstream economies. It would seem money talks. But does it?</p>
<p>Unfortunately, finance-based approaches, no matter how well intentioned, tend to ride roughshod over the rights of local people. Appropriation of land without full cognizance of the customary tenure that rural dwellers have enjoyed for centuries will undoubtedly have major negative livelihood implications. Although <a href="http://www.cifor.cgiar.org/Knowledge/Publications/Detail?pid=2800" target="_blank">rights-based approaches</a> to “doing the least harm” with respect to local people are conceptually well advanced, the reality on the ground is often very different. Hence the <a href="http://www.forestsclimatechange.org/fileadmin/downloads/rightsbased12.pdf" target="_blank">well documented resistance to PES/REDD</a> initiatives by indigenous people who are seeing their land rights infringed upon and livelihoods deleteriously affected.</p>
<p>The <a href="http://www.un.org/en/sustainablefuture/" target="_blank">primary outcome of Rio +20, where “green economies” were perceived as central to the sustainable development agenda</a>, has compounded the perception that market-based solutions are the overriding panacea to the world’s environmental problems. As a result, some argue that the intrinsic value of nature and respect for local livelihoods and knowledge systems have been lost to increasingly influential market-based approaches.</p>
<p>The global market-focused system has been arguably responsible for overseeing the transformation of almost every ecosystem and biome on earth. To then turn to the same source to provide sustainable and equitable solutions to our environmental problems therefore seems perhaps questionable. Millions of soon-to-be landless people would surely concur</p>
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		<title>Mondialisation, concessions forestières, organisations de conservation et populations locales</title>
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		<pubDate>Thu, 20 Dec 2012 03:21:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Catriona Moss</dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_13335" class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><a href="http://blog.cifor.org/13333/globalisation-logging-concessions-conservation-organisations-and-local-people/gunung-lumut-kalimantan-timur-indonesia-november-2005-7/" rel="attachment wp-att-13335"><img class="size-large wp-image-13335" alt="Photo:Jan van der Ploeg/CIFOR" src="http://blog.cifor.org/wp-content/uploads/2012/12/6237418704_8045df1383_b-500x332.jpg" width="500" height="332" /></a><p class="wp-caption-text">Photo:Jan van der Ploeg/CIFOR</p></div>
<p>Une opinion fréquemment répandue dans les pays développés est que les organisations de conservation « font du bien » lorsqu&#8217;elles proposent des activités de développement à petite échelle pour améliorer les conditions de vie des populations locales dans les zones forestières éloignées, comme dans le Sud-Est du Cameroun. De même, les concessions forestières sont souvent vues comme sources de conflit à propos de l&#8217;utilisation des ressources ou de la dégradation environnementale alors qu&#8217;elles affirment promouvoir le développement local, sans que cela se traduise vraiment dans la réalité. On considère aussi que de nombreuses régions éloignées, comme en Afrique centrale, sont un peu à l&#8217;abri des ravages causés par les crises et les cycles financiers qui agitent notre monde développé alors qu&#8217;elles souffrent quand même du pillage de leurs ressources naturelles sans en tirer beaucoup d&#8217;avantages au plan local.</p>
<p>Deux articles publiés récemment  par des équipes de scientifiques appartenant à divers instituts (<a href="http://www.cifor.org/online-library/browse/view-publication/publication/3769.html" target="_blank">Sayer </a><i><a href="http://www.cifor.org/online-library/browse/view-publication/publication/3769.html" target="_blank">et al</a>.</i> 2012, <a href="http://www.cifor.org/online-library/browse/view-publication/publication/3724.html" target="_blank">Lescuyer<i>et al</i></a>. 2012) brossent un tableau tout en nuances et plus complexe que ce stéréotype, assez différent du point de vue général bien tranché, en noir et blanc, sur les relations entre les secteurs, l&#8217;environnement et les populations locales des forêts tropicales.</p>
<p>Lescuyer <i>et al.</i> montrent que l&#8217;amélioration des moyens de subsistance dans les forêts du Cameroun dépend principalement de facteurs macro-économiques tels que le prix des denrées, une meilleure infrastructure routière et de nouvelles techniques agricoles. Les populations locales ne dépendent pas autant de la forêt qu&#8217;on le suppose généralement, et les concessionnaires, sans tenir toutefois tous leurs engagements, n&#8217;empêchent pas les villageois de profiter de nouvelles opportunités économiques ou d&#8217;utiliser les ressources forestières, du moment que leurs interventions n&#8217;affectent pas l&#8217;exploitation forestière. On pourrait qualifier leur attitude d&#8217;indifférence « bienveillante ».</p>
<p>Dans leur article, Sayer <i>et al.</i> expliquent que l&#8217;investissement direct étranger est la clé pour faire sortir de la pauvreté les populations de ces régions éloignées et, en refusant cet investissement, les organisations de conservation maintiennent peut-être les populations dans la misère. En même temps, la mondialisation atteint les populations les plus pauvres des régions les plus éloignées en les exposant à la volatilité des marchés mondiaux. Par exemple, la faillite d&#8217;ENRON aux États-Unis a entraîné dans sa chute la mine de cobalt de Lomié au Cameroun dans laquelle il avait investi et qui a fermé quelques mois après. Dans cette même région, la suspension de l&#8217;exploitation forestière provoquée par la crise financière a contribué à une détérioration des indicateurs de la biodiversité et des moyens de subsistance car les personnes ayant perdu leur emploi sont repris le braconnage et le déboisement pour vivre.</p>
<p>Ces deux articles notent certains impacts négatifs quand les activités forestières ne sont pas menées correctement, mais ceux-ci semblent relativement modestes comparativement aux effets bénéfiques potentiels d&#8217;une exploitation forestière satisfaisante (par exemple, cas des concessions certifiées). La contribution des activités forestières à l&#8217;économie locale a plus d&#8217;impact sur les conditions de vie des populations locales que certains petits projets d&#8217;éco-développement soutenus par des ONG de conservation.</p>
<p>Il ne faut pas pour autant mettre de côté ces activités de développement à petite échelle car elles facilitent le dialogue entre deux opinions divergentes sur la nature et l&#8217;avenir et peuvent contribuer à l&#8217;autonomisation locale nécessaire afin que ces populations puissent décider par elles-mêmes des futures interventions. On doit toutefois être conscient que l&#8217;avenir de la conservation et des conditions de vie dans ces régions forestières éloignées sera conditionné, en partie au moins, par des investissements extérieurs bien étudiés. Des investissements responsables et des pratiques forestières adaptées peuvent en effet permettre de créer les conditions d&#8217;un meilleur avenir pour ces populations et ces forêts, et inciter les investisseurs à passer de l&#8217;indifférence bienveillante à une attitude plus proactive favorisant le développement local. Une plus grande collaboration au niveau local sera nécessaire entre les acteurs de la conservation, du secteur, de l&#8217;État et des communautés, qui auront tous voix au chapitre, et devront laisser de côté tout préjugé. Les deux articles remarquent que ce ne sera ni facile ni rapide à réaliser mais un progrès significatif peut être accompli avec un investissement très modéré. Le nombre des entreprises d’exploitation forestière qui sont certifiées et plus attentives aux besoins et aux aspirations des communautés locales est en hausse. C&#8217;est déjà bon signe.</p>
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